Local dynamics

Local territories are teeming with productive and residential dynamics: competitiveness, attraction, capacity for innovation and enterprise, the population’s level of education, skilled labour, quality of environment and living conditions, security, etc. How can this clustering of economic activities and populations be more evenly distributed in France and Europe? What impact do the mobility of people and goods and modes of communication have in a climate of increasingly global exchanges and liberalised markets?

Date de mise à jour : 06/10/2015
Enjeu(x) : Environnement - Développement durable - Maîtriser la consommation d'énergie et développer les énergies renouvelables
Echelle : Régions
Thèmes : Développement économique
Année(s) :2009
Couverture : France
Périodicité : Annuelle
Unité : en tep / million d'€
Producteur(s) : CGDD / SOeS
Links : CGDD/SDES - Développement durable
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ITDD - Consommation d'énergie finale rapportée au PIB régional et son évolution

La maîtrise des consommations d'énergie est un enjeu national. La stratégie des pouvoirs publics en matière d'économie d'énergie se traduit notamment dans la loi de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement et dans l'objectif du paquet énergie-climat d’améliorer de 20% l'efficacité énergétique d'ici 2020.
La consommation d'énergie par unité de PIB, appelée intensité énergétique, diminue en moyenne de 17 % dans l’ensemble des régions entre 1990 et 2008 en données non corrigées du climat ; elle diminue de 23 à 25 % dans trois régions et augmente dans une région.
La consommation régionale d’énergie par habitant augmente cependant de 5 % en moyenne sur la même période avec de fortes disparités entre les régions.

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La consommation finale d'énergie rapportée au PIB régional en 2008 et son évolution depuis 1990

Source : SOeS

Définition

Pertinence

Limites et précautions

Analyse

Pour en savoir plus

 

  •  Définition

La consommation finale d'énergie est la quantité d’énergie disponible pour l’utilisateur final, hormis la consommation interne de la branche énergie et la consommation finale non énergétique. Elle se répartit entre les secteurs consommateurs : transports, sidérurgie, industrie, agriculture et résidentiel-tertiaire.
La consommation d’énergie rapportée au PIB est aussi appelée intensité énergétique. Les PIB régionaux sont chiffrés en volume, en millions d'euros 2000, dans toute cette fiche.

  • Pertinence

L'évolution de la consommation finale d'énergie est un enjeu important du point de vue économique, environnemental et de la sécurité d'approvisionnement. La consommation finale d'énergie joue un rôle important dans les émissions de gaz à effet de serre pour lesquels la France a souscrit à des objectifs internationaux dans le cadre du protocole de Kyoto et du « paquet énergie-climat » de l’Union européenne à l'horizon 2020 (augmenter de 20% l’efficacité énergétique et atteindre 23% d'énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie). Or, quelques leviers de la politique énergétique relèvent du niveau régional ou local, notamment les incitations aux économies d'énergie. Des schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie, prescrits par le Grenelle de l'environnement, vont être élaborés en 2011.
La comparaison entre les régions de leur intensité énergétique et de leur évolution est à rapprocher de leurs structures socio-économiques.
Au sein de chaque région, l'analyse des consommations régionales d'énergie va être requise pour l'élaboration des bilans, diagnostics et schémas préconisés par les lois Grenelle. Les évolutions passées y seront analysées, expliquées en détail et comparées à l’évolution de la consommation nationale qui est stable depuis 1999-2002.

  • Limites et précautions

Le climat affecte les consommations d'énergie. Ne disposer que de données non corrigées des variations du climat constitue un réel problème pour apprécier et analyser l'évolution d'un indicateur de suivi annuel. En outre, l'analyse sur longue période est affectée par les changements de champ de certaines sources. Enfin, les consommations régionales des transports correspondent en fait aux ventes de produits pétroliers dans chaque région, la consommation pouvant se faire ailleurs ; une hausse ou une baisse des ventes peut correspondre à un simple changement du lieu d'approvisionnement.
La comparaison des résultats de cet indicateur entre régions ne doit pas servir à établir des appréciations sur la performance des régions les unes par rapport aux autres. En effet, les disparités régionales reflètent en grande partie les spécificités de leurs structures productives ainsi que les différences de climat qui n’ont pu être corrigées. L’intérêt de cet indicateur réside davantage dans la compréhension de ces disparités et la mise en évidence des dynamiques propres aux régions.
De plus, des différences de champs et de méthodes d'estimation conduisent à des évolutions un peu différentes entre le total des régions et le bilan national de l'énergie. Ainsi l'évolution des consommations régionales est faite sur un champ constant plus restreint que celui du bilan national. Autre exemple de différence, les consommations régionales incluent certains usages non énergétiques, par exemple dans la production d'engrais ou de plastique, alors qu'ils sont exclus de la consommation énergétique finale du bilan national, notamment parce qu'ils n'émettent pas de gaz à effet de serre.

 

Analyse

 

  • Résultat au regard de l’enjeu de développement durable

L'évolution de la consommation finale d'énergie en France, qui était fortement croissante jusqu'au premier choc pétrolier de 1973, a beaucoup ralenti par la suite, pour enfin se stabiliser entre 2001 et 2008 en données corrigées du climat, puis diminuer en 2009 du fait de la récession. En données réelles non corrigées du climat, la consommation culmine en 2004-2005, elle diminue en 2006-2007 puis augmente en 2008 avant une nouvelle baisse en 2009.
La consommation d'énergie des régions françaises a augmenté de 16 % entre 1990 et 2008. Avec des hausses de :

· 22 % dans les transports, du fait de l'augmentation des trafics de voyageurs et de marchandises, +24% de voy-km, +48% de t-km ;

· 26 % dans le résidentiel-tertiaire du fait de la croissance démographique (+10 %) et plus encore de la croissance du parc de logements (+25 % de résidences principales, leur nombre augmente plus que la population car la taille des ménages diminue, principalement à cause du vieillissement de la population avec des personnes seules) et des activités tertiaires (dont la production croît de 58 %) ;

· 9 % dans l'agriculture (quand la production croît de 12 %) ;

· la consommation diminue de 9 % dans l'industrie, alors que la production des branches industrielles augmente de 40 %.

D'importants gains d'efficacité énergétique réalisés dans chacun des secteurs ont permis que la consommation d'énergie augmente moins que l’activité.

Les tendances entre 1999 et 2008, deux années comparables pour leur rigueur climatique, sont à une quasi-stagnation en moyenne de la consommation d'énergie (+0,5%), avec une hausse dans les transports (+ 3 %) et des baisses dans les autres secteurs, dans le résidentiel tertiaire (-2%) et l'industrie (-5%) comme dans l'agriculture (-1%).

  • Disparités territoriales

La consommation finale d'énergie en 2008 atteint 25 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole) en Ile de-France, 16 Mtep en Rhône-Alpes, 13 Mtep en Nord-Pas-de-Calais et PACA, seulement 0,7 Mtep en Corse.
Rapportée au PIB régional, l'Ile de France présente la plus faible consommation (54 tep/M€), bien plus faible qu'en Midi-Pyrénées (94), Languedoc-Roussillon (99), Rhône-Alpes, Bretagne ou Pays de la Loire (103) et inversement on trouve les plus fortes consommations en Lorraine (176 tep/M€), Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais (153). Ces données reflètent la structure socio-économique de chacune des régions et en particulier l'importance du tertiaire dont la production de valeur ajoutée est peu gourmande en énergie.

L'évolution de la consommation par unité de PIB entre 1990 et 2008 présente aussi de grandes disparités, entre :

· des diminutions sensibles de -25 % à -23% en Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Nord-Pas-de-Calais, et de - 20 % en Lorraine ;

· des diminutions beaucoup plus faibles qu'en moyenne en Limousin (-8%), en Auvergne (-6 %) ou en Franche-Comté (-2 %), à cause des transports et de l'agriculture ;

· une hausse de 12 % en Corse, cf ci-dessous.

Le secteur résidentiel-tertiaire représente 41% de la consommation nationale d'énergie, moins de 31% en Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais, mais 46 % en Languedoc-Roussillon, 49 % en Ile-de-France et 59% en Corse. Les régions au climat doux, Languedoc-Roussillon, PACA et Midi-Pyrénées ont les plus petites consommations par habitant (0,9 tep/hab), l'Ile-de-France est en position intermédiaire (1,1 tep/hab) avec une consommation faible dans le résidentiel mais beaucoup de tertiaire, Champagne-Ardenne, Centre, Lorraine, Franche-Comté et Rhône-Alpes ont les plus grandes consommations (1,2 à 1,3 tep), cette forte consommation s'expliquant en partie par la rigueur du climat. Comparée au PIB, la consommation du résidentiel-tertiaire va de 26 tep/M€ en Ile-de-France, 38 en PACA à 50 tep/M€ en Champagne-Ardenne, 61 en Lorraine et 66 en Corse, l'importance du tourisme avec sa population non résidente explique ce niveau élevé pour la Corse.

Les transports représentent 31% de la consommation nationale d'énergie, avec là encore d'importantes disparités régionales, de 17 % en Lorraine à 39 % en Languedoc-Roussillon et 43 % en Ile-de-France. La consommation par habitant va de 0,61 tep/hab en Nord-Pas-de-Calais, à 0,92 tep/hab en Ile-de-France et 0,95 en Bourgogne. La prise en compte des carburéacteurs explique la position de l'Ile-de-France, le kérosène représente plus de la moitié des carburants livrés dans la région. Rapportée au PIB régional, la consommation des transports va de 23 tep/M€ en Ile de France à 43 tep/M€ en Bourgogne et Poitou-Charentes.

La consommation de l'industrie représente en moyenne un quart de la consommation d'énergie de chaque région, mais cette part est très variable, elle s'élève à 34% en PACA, 35% en Alsace, 46% en Lorraine, 49% en Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais, ou 1% en Corse, 8% en Ile-de-France, 13% en Languedoc-Roussillon et 14% en Basse-Normandie. Soit en tonne équivalent pétrole par habitant : 0,02 tep en Corse, 0,17 tep en Ile-de-France, 0,24 tep en Languedoc-Roussillon ou 0,99 tep en Champagne-Ardenne, 1,6 tep en Nord-Pas-de-Calais, 1,7 tep en Lorraine et 1,8 tep en Haute-Normandie. En tep par million d'euros : la consommation en Corse n'atteint que 1 tep/M€, 4 tep en Ile de-France ou 75 tep en Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais, 82 tep en Lorraine.

L'agriculture ne représente que 2% de la consommation d'énergie nationale, mais cette part est beaucoup plus forte dans de nombreuses régions : 6 % en Bretagne, 5 % dans les Pays de la Loire, 4 % en Auvergne, Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, Basse-Normandie et Poitou-Charentes.

La consommation par unité de PIB diminue de - 15% en moyenne sur la période 1999-2008, avec 10 régions assez proches de cette moyenne, une baisse plus importante dans quatre régions (Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, PACA et Poitou-Charentes), et à l'opposé deux régions avec de faibles diminutions (Corse et Basse-Normandie).


Données complémentaires

En tenant compte de la croissance démographique, la consommation d'énergie par habitant augmente dans l'ensemble des régions de 5 % en 18 ans entre 1990 et 2008, alors que la consommation par unité de PIB diminue.

Pour la consommation rapportée au nombre d'habitants, le Languedoc-Roussillon est la région la moins consommatrice (1,9 tep/hab) avec Midi-Pyrénées et la Corse (2,1), l'Ile-de-France (2,2 tep/hab) et Bretagne (2,3) ; les régions les plus consommatrices sont plutôt industrielles, Lorraine (3,6 tep/hab) et Haute-Normandie (3,6), devant Nord-Pas-de-Calais et Champagne-Ardenne (3,2).

La consommation finale d'énergie par habitant en 2008 et son évolution depuis 1990


Source : SOeS.

L'évolution de la consommation par habitant de 1990 à 2008 présente de fortes disparités autour de la hausse moyenne de 5 %. Elle diminue en Lorraine (- 5 %) et en Midi-Pyrénées (-4 %), en Picardie, Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon (- 1 %). Inversement, elle croît assez vivement :

· en Corse (+34 %) à cause du résidentiel-tertiaire (+64 %);

· en Pays de la Loire (+21%) avec le résidentiel-tertiaire (+25 %) et les transports (+26 %);

· en Franche-Comté (+20 %) du fait des transports (+44 %) ;

· et en Limousin (+13 %) où la consommation augmente très peu dans le résidentiel-tertiaire mais beaucoup plus que la moyenne nationale dans les transports (+33 %).
Sur la période 1999-2008 la consommation par habitant diminue de - 5% en moyenne.

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Pour en savoir plus

 

  • Source

Organisme producteur de l’indicateur : CGDD/SOeS.
Principales sources de données mobilisées pour établir l’indicateur : distributeurs d'énergie et enquêtes SOeS (cf note méthodologique " Les statistiques régionales de l’énergie. Sources et méthodes "), Insee pour les PIB régionaux.
Date de diffusion ou mise à jour des données mobilisées : 27/07/2010.

  • Couverture, échelon territorial

France métropolitaine, par région.

  • Echelle temporelle

Référence temporelle : 2008.
Période de la série chronologique : 1990-2008.
Fréquence de mise à jour : annuelle.

  • Méthodologie de l’indicateur

Les diverses sources statistiques sont traitées avec l'objectif de chiffrer les consommations en région par secteur et par énergie. Cf note méthodologique " Les statistiques régionales de l’énergie. Sources et méthodes".
L'augmentation des consommations de l'ensemble des régions est calculée en données réelles, non corrigées du climat car il n'existe pas de correction climatique à cette échelle. Les évolutions sont chiffrées à champ constant dans l'industrie et le résidentiel-tertiaire, et donc hors réseaux de chaleur.
Les PIB régionaux en volume, base 2000, sont chiffrés en millions d'euros 2000.

  • Principaux objectifs nationaux

SNDD, défi « Changement climatique et énergies », parmi les choix stratégiques :
- Promouvoir et favoriser les comportements et les modes de production les plus sobres,
- Soutenir l’innovation pour une croissance économe en énergie et en émissions de GES.
La France a souscrit à des objectifs internationaux, dans le cadre du protocole de Kyoto, de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2008-2012, et au plan européen de les réduire de 20% en 2020 par rapport à 1990, d'améliorer de 20% l’efficacité énergétique d'ici 2020.
La loi POPE (loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005) prescrivait un objectif de diminution de l'intensité énergétique (la consommation d'énergie rapportée au PIB) de 2 % par an.
L’article 68 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (Grenelle 2) instaure l’élaboration de schémas régionaux du c imat, de l’air et de l’énergie, notamment pour valoriser le potentiel régional d’énergies renouvelables et développer l’efficacité énergétique.

  • Autres indicateurs liés

IDD nationaux :

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Observation et statistiques de l’environnement > Indicateurs > Indicateurs de développement durable nationaux

- Consommation d’énergie par habitant et intensité énergétique (indicateur prévu de 2ème niveau)
- Emissions totales de gaz à effet de serre (indicateur de premier niveau)
- Consommation d’énergie dans les transports par habitant et par rapport au PIB (premier niveau)
- Consommation d’énergie du secteur résidentiel-tertiaire

IDD territoriaux :

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Observation et statistiques de l’environnement > IndicateursIndicateurs de développement durable territoriaux

ou http://www.territoires.gouv.fr

- Production d’électricité issue des énergies renouvelables
- Émissions de gaz à effet de serre hors puits

  • Liens

http://www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr > Energie

  • Bibliographie

MEEDDM/CGDD, Bilan énergétique de la France pour 2009, Références, Juin 2010.

 

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