Local dynamics

Local territories are teeming with productive and residential dynamics: competitiveness, attraction, capacity for innovation and enterprise, the population’s level of education, skilled labour, quality of environment and living conditions, security, etc. How can this clustering of economic activities and populations be more evenly distributed in France and Europe? What impact do the mobility of people and goods and modes of communication have in a climate of increasingly global exchanges and liberalised markets?

Date de mise à jour : 27/05/2014
Enjeu(x) : Production - Environnement - Privilégier des procédés de production et des comportements de consommation responsables
Echelle : Départements
Thèmes : Développement économique
Année(s) :2011
Couverture : France
Périodicité : Annuelle
Unité : en tonnes
Producteur(s) : SOeS d'après Unicem
Links : MEDDE - Industrie extractive
SOeS - Ressources
UNICEM - Industrie extractive
UNPG - Industrie
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ITDD - Quantité de granulats produite et son évolution

La transition vers une économie plus durable passe par une réduction de la consommation de matières premières à production équivalente.

Les granulats hors recyclage représentent près de 55 % des matières extraites du territoire français. En 2011, la production de granulats en France métropolitaine est estimée à 379 millions de tonnes (dont 25 millions de tonnes issues du recyclage), soit un peu moins de 6 tonnes par habitant. Après une baisse de 2007 à 2010, d’environ 18 %, la production augmente légèrement en 2011. La moitié de la production se concentre sur un quart des départements. La valorisation de matériaux de recyclage granulats atteint 6,6 % de la production en 2011.

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Evolution de la quantité de granulats produite entre 2010 et 2011  

 Note : recyclage et granulats d’origine marine inclus.

 Source : SOeS d'après Unicem  

Définition

Pertinence

Limites et précautions

Analyse

Pour en savoir plus

 

  •  Définition

Les granulats sont des petits morceaux de roches d'une taille inférieure à 125 mm, destinés à réaliser des ouvrages de travaux publics, de génie civil et de bâtiment. Ils peuvent être utilisés directement (ballast des voies de chemin de fer, remblais) ou en les solidarisant avec un liant (ciment pour le béton, bitume pour les enrobés).

Les granulats peuvent être obtenus soit en exploitant directement des roches meubles, les alluvions non consolidées comme le sable et les graviers, y compris marins, soit par concassage de roches massives telles que le granite, le basalte ou le calcaire, soit par recyclage de matériaux (concassage de bétons de démolition ou d’enrobés bitumineux, laitiers de hauts fourneaux, mâchefers …). 

  • Pertinence

En 2011, 653 millions de tonnes de matières ont été extraites du territoire français. Les granulats extraits représentent 354 millions de tonnes (hors recyclage) et constituent environ 55 % des matières extraites sur le territoire. Le deuxième poste est tenu par la biomasse avec 256 millions de tonnes (bois, fourrages, récoltes …).

A noter également que les granulats représentent un peu plus de 90 % des matériaux extraits pour la construction, le reste étant constitué de pierres.

Le bilan des flux de matières est effectué au niveau national par le SOeS, selon la méthodologie recommandée par Eurostat et l'OCDE. Mais une déclinaison régionale n'est pas envisageable pour le moment. A défaut, on se propose donc d'examiner ici au niveau territorial les quantités de granulats produites, qui représentent 379 millions de tonnes en 2011 (recyclage inclus).En 2011, 7 millions de tonnes de granulats ont été exportés et 11 millions de tonnes ont été importés. La consommation intérieure estimée à 383 millions de tonnes a été utilisée à 78 % pour le génie civil, la voirie et les réseaux et à 22 % pour le bâtiment

Les carrières sont soumises à la législation des installations classées pour la protection de l’environnement. Les impacts des carrières sur l’environnement sont nombreux et s’étudient aux différents stades de vie de la carrière : pour l’implantation du site d’extraction, ses conditions d’exploitation puis la remise en état finale du site. Ils portent notamment sur la biodiversité et les paysages, les milieux aquatiques, les nuisances pour les riverains.

Dans chaque département, un schéma définit les conditions générales d'implantation des carrières. Il prend en compte l'intérêt économique national, les ressources et les besoins en matériaux du département et des départements voisins, la protection des paysages, des sites et des milieux naturels sensibles, la nécessité d'une gestion équilibrée de l'espace, tout en favorisant une utilisation économe des matières premières. Il fixe les objectifs à atteindre en matière de remise en état et de réaménagement des sites.  

  • Limites et précautions

Ces informations sont extraites des enquêtes de branches réalisées par l’Insee en partenariat avec l’Unicem (Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction). Les entreprises interrogées ventilent les quantités de produits extraites ou fabriquées suivant leurs établissements de production. Le secret statistique s’applique et ne permet pas de publier l’information à des niveaux de détail importants. Le service économique de l’Unicem complète ensuite cette information par des estimations sur les matériaux de recyclage, en particulier ceux provenant de la démolition, pour obtenir une estimation de la production totale. Il s’agit donc bien de données estimées de production et non pas de données de consommation par département.

Le marché des granulats est un marché en partie local mais pas seulement. Des transports de matériaux existent entre départements voisins et pour alimenter certains secteurs où la ressource est moins facilement exploitable. Ramener la production d’une zone à sa population mesure donc très imparfaitement les besoins de l’économie locale en granulats et leur évolution dans le temps. Par ailleurs les données sur les granulats de recyclage restent fragiles et ne permettent pas pour le moment de constituer des séries régionales ou départementales qui permettraient de mesurer les effets de substitution éventuelle. 

 

Analyse

  •  Résultat au regard de l’enjeu de développement durable

En 2011, la production de granulats en France métropolitaine est estimée à 379 millions de tonnes, en hausse de 3,6 % par rapport en 2010, après une période de baisse continue depuis 2007. Un peu plus de 1550 entreprises travaillent dans le secteur de l’extraction, employant 14 500 personnes.

54,1 % de la production de granulats provient de roches massives, d’origine calcaire (100  millions de tonnes) ou éruptive (105 millions de tonnes). 39,3 % provient de l’exploitation de gisements de roches meubles d’origine alluvionnaire (119 millions de tonnes), de granulats marins (7 millions de tonnes) ou d’autres sables (23 millions de tonnes). Le reste provient de matériaux de recyclage, pour l’essentiel issus de la démolition (19 millions de tonnes), mais également de schistes, de laitiers et de mâchefers (6 millions de tonnes). La masse de granulats recyclés est à peu près constante depuis quelques années. Elle représente 6,6 % de la production en 2011. Avec 7 millions de tonnes en 2011 (1 million de tonnes de plus qu’en 2010), soit 2 % du total, la part des granulats d’origine marine est faible par rapport aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni. Les gisements sous-marins sont importants face à une forte demande de granulats dans les régions littorales et les grandes métropoles directement accessibles par le transport fluvial.

Entre 2007 et 2010, la production est passée de 446 millions de tonnes à 365 millions de tonnes, soit une baisse de 18 %. Mais en 2011 on enregistre un léger rebond, avec une production en hausse de 13 millions de tonnes par rapport à 2010.

Sur longue période, la part des roches meubles dans la production totale est passée de 42 % en 2001 à 39,3 % en 2011. La production par habitant est passée de 7,7 tonnes par habitant en 2001 à environ 6 tonnes en 2011.

Quantité de granulats produites par région en 2011 

 

Note : recyclage et granulats d’origine marine inclus.

Source : SOeS d'après Unicem


  • Disparités territoriales

En 2011, la moitié de la production métropolitaine de granulats est concentrée dans un quart des départements : les départements de la Bretagne, du Nord-Pas-de-Calais, des Pays de la Loire (à l’exception de la Sarthe), de l’Alsace, les départements de l’Ain, les Bouches-du-Rhône, le Calvados, les Deux-Sèvres, le Doubs, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Rhône, la Seine-et-Marne et le Var. Ces départements, avec plus de 5 millions de tonnes de production chacun, conjuguent ressources exploitables et besoins en matériaux géographiquement proches.

Après une baisse de la production entre 2007 et 2010, dans tous les départements, on observe un léger rebond de +3,6 % en 2011. Cette hausse est surtout marquée en Île-de-France (+19 %) et certains de ses départements limitrophes dont l’Eure-et-Loir (+21 %), dans les départements des Pyrénées-Orientales (+35 %), de l’Aude (+26 %), de la Haute-Marne (+18 %), de la Charente-Maritime (+18 %), de la Meurthe-et-Moselle (+17 %), du Rhône (+17 %) et des Alpes-Maritimes (+15 %). A l’inverse la production de granulats continue de baisser de plus de 10% dans les départements de l’Allier, de la Haute-Saône, de la Haute-Vienne et du territoire de Belfort.

La production de granulats par habitants approche très imparfaitement la consommation locale. En effet, le marché du granulat n’est pas uniquement local et certains gros chantiers ont une utilité plus large, comme les grandes infrastructures routières ou ferroviaires. Ce ratio est de 6 tonnes par habitant en France métropolitaine, en 2011.

Il est supérieur à 10 tonnes dans un grand nombre de départements à faible densité de population mais qui disposent de gisements mobilisables importants ou bien où l’entretien des réseaux est pondéreux. C’est le cas des départements ruraux de l’Ariège, de l’Aube, de la Charente, des Deux-Sèvres, de la Haute-Marne, du Lot, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne, de la Lozère, de la Mayenne, de l’Orne, ou de départements de montagne comme les Hautes-Alpes, les Hautes-Pyrénées, le Jura et le Cantal. C’est également le cas de départements où la densité est plus importante comme le Bas-Rhin, les Cotes-d’Armor, la Drome, le Doubs, et la Vendée ou d’autres facteurs notamment touristiques pourraient jouer.

A l’inverse, dans les zones où la population est plus concentrée, la production par habitant est faible : moins de 3 tonnes par habitant en région parisienne, en Indre-et-Loire, en Seine-Maritime, dans le Gers et dans l’Oise.

 

Pour en savoir plus

 

  • Source

Organisme producteur des données mobilisées pour établir l’indicateur : Unicem (union nationale des Industries de carrières et matériaux de construction).

  • Couverture, échelon territorial

France métropolitaine par départements. Pas de données pour les DOM.

  • Echelle temporelle

Référence temporelle : 2011

Fréquence de mise à jour de l’indicateur : annuelle

Année ou période de la série chronologique : années 2000 à 2011. 

  • Méthodologie de l’indicateur

Ces informations sont extraites des enquêtes de branches réalisées par l’Insee (ex Sessi), en partenariat avec l’Unicem pour certaines activités d’extraction. Les entreprises interrogées ventilent les quantités de produits extraites ou fabriquées suivant leurs établissements de production. Le service économique de l’Unicem complète ensuite cette information par des estimations sur les matériaux de recyclage, en particulier ceux provenant de la démolition, pour obtenir une estimation de la production totale.  

  • Principaux objectifs nationaux

- Le défi clé de la SNDD « Consommation et production durables » : met l’accent sur le fait que nos modes de production et de consommation se traduisent par une exploitation excessive et croissante des ressources naturelles. Dans ce contexte, l’enjeu est d’orienter nos modes de production et de consommation vers une économie plus durable qui limite ses impacts sur l’environnement, tout en améliorant notre compétitivité, notre qualité de vie et les conditions sociales de production. Des leviers d’action incitent au développement du recyclage des déchets du BTP, à la promotion de matériaux issus du recyclage. 

- Le défi clé de la SNDD « Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles » comporte parmi les choix stratégique : "Réduire les pressions sur les écosystèmes et les ressources naturelles". Un des leviers d'action concerne la diminution des prélèvements de ressources naturelles non renouvelables avec le développement du recyclage et de la réutilisation, la recherche et développement de procédés innovants et de matériaux alternatifs. 

  • Autres indicateurs liés

Indicateurs nationaux de développement durable : Productivité des ressources et consommation de matières par habitant. http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Indicateurs et indices > Développement durable > Indicateurs de développement durable nationaux  

  • Liens

http://www.unicem.fr

http://unpg.fr

http://www.developpement-durable.gouv.fr/ rubrique Prévention des risques > Risques technologiques et transports de matières dangereuses > Sous-sol

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ > rubrique Environnement > Ressources et déchets >  Gestion et utilisation des ressources

  •  Bibliographie

- MEEDDM/CGDD/SOeS, La consommation intérieure de matières par habitant est stable, Le Point Sur n°41, janvier 2010.

- CGDD/SOeS, 20103. Matières mobilisées par l’économie française de 1990 à 2011 : une relative stabilité perturbée par la crise économique. Chiffres et statistiques, n° 410, avril 2013.

- Union nationale des producteurs de granulats, Le marché des granulats en 2011, dépliant.

- CGDD/SOeS, Le cycle des mati res dans l’économie française. Repères, septembre 2013.

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