Sustainable development

“Sustainable development” means meeting the needs of the present without compromising future generations’ ability to meet their needs. How can we asses the various factors that encompass the notion of sustainable development (economic development, social progress, protecting the environment) on a territorial scale?

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Lire l'article "Indicateurs de Développement Durable pour les territoires" de la Datar et du SOeS présentant la démarche et les indicateurs retenus.

Télécharger la publication CGDD-Datar "Indicateurs de développement durable pour les territoires" regroupant les 50 fiches-indicateurs.

Date de mise à jour : 16/05/2013
Enjeu(x) : Gérer et limiter les impacts négatifs des transports
Echelle : Départements
Thèmes : Conditions de vie
Année(s) :2006-2007 et 2010-2011
Couverture : France
Unité : en %
Producteur(s) : SOeS d'après ONISR
Links : Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR)
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ITDD - Evolution du nombre d'accidentés graves de la route

En France, le nombre d’accidentés graves de la circulation routière a baissé de 23 % entre 2006-2007 et 2010-2011 (- 6,4 % par an), passant de 45 702 accidentés graves à 35 128. Dans le même temps, la circulation routière a légèrement augmenté pour l’ensemble des routes (+ 0,8 %) et diminué sensiblement sur le réseau « secondaire » (- 0,6 %, hors réseau national).

Au niveau départemental, le nombre de tués est volatil d’une année à l’autre, en raison notamment des variations différenciées des conditions climatiques et du volume de circulation. Le nombre d’accidentés graves dépend fortement du nombre d’habitants du département : 17 départements comptent moins de 45 accidentés graves pour 100 000 habitants en 2011 et 11 en comptent plus de 70. Cette dispersion s'explique notamment par les caractéristiques géographiques, la densité de population, les activités et le transit routier des différents départements.

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Évolution annuelle 2006-2007/2010-2011 des accidentés graves de la route

 

Source : SOeS, d'après données de l'ONISR   

Définition

Pertinence

Limites et précautions

Analyse

En savoir plus

 

  • Définition

L’indicateur retenu est l’évolution entre, d’une part, le nombre moyen d’accidentés graves de la circulation sur les années 2006 et 2007 et, d’autre part, ce même nombre moyen sur les années 2010-2011. En effet,  l’évolution sur plusieurs années est plus représentative de l'amélioration des conditions de sécurité du transport routier que celle entre deux années consécutives.  

Un accident corporel de la circulation routière provoque au moins une victime, survient sur une voie ouverte à la circulation publique et implique au moins un véhicule. Sont donc exclus tous les accidents matériels ainsi que les accidents corporels qui se produisent sur une voie fermée à la circulation publique ou qui n'impliquent pas de véhicule. 

Un accident mortel comporte au moins un tué. Un accident grave comporte au moins un tué ou un blessé hospitalisé. Les tués sont les victimes décédées sur le coup ou dans les 30 jours qui suivent l'accident. Les blessés sont les victimes non tuées : les blessés hospitalisés dont l'état nécessite plus de 24 heures d'hospitalisation et les blessés légers dont l'état nécessite moins de 24 heures d'hospitalisation ou un soin médical. Conformément au standard statistique retenu par l'Union européenne, le concept de « blessé hospitalisé » s’est substitué à celui de « blessé grave » qui prévalait jusqu'en 2004. La notion « d’accidentés graves » utilisée ici est le regroupement des « blessés hospitalisés » et des « tués à 30 jours ».

  • Pertinence

Les accidents graves ont une incidence directe sur l’espérance de vie et sur le bien-être. Leur diminution représente donc un enjeu important de développement durable. Une analyse à l’échelle départementale donne un aperçu des évolutions de la sécurité routière.

  • Limites et précautions

Le premier déterminant du nombre d’accidentés graves est le volume de circulation routière et sa répartition par réseau (autoroutes, routes de campagne, réseau urbain). En effet, chaque ouverture d'itinéraire nouveau, autoroutier ou autre, génère dans les départements traversés un surplus de trafic et donc une modification de l'accidentalité. L'évolution de l'indicateur ne traduit donc pas nécessairement une modification de la sécurité routière toutes choses égales par ailleurs. En l'absence d'estimation fiable des volumes de circulation sur l'année au niveau départemental (sauf réseau routier national), ce défaut ne peut être corrigé systématiquement. On connaît en revanche l’évolution du volume de circulation pour la France entière, avec une certaine répartition par type de réseau (autoroutes, routes nationales, le reste).

La statistique sur les blessés hospitalisés est moins fiable que celle sur la mortalité et l'on considère que son exhaustivité se dégrade régulièrement. Les pratiques même de conduite à l'hôpital des blessés sont soumises aux règles et consignes propres aux services d'urgence et varient ou ont varié massivement dans le temps. Le choix d'intégrer le nombre des hospitalisés au calcul de l'indicateur permet de s'affranchir de la volatilité des effectifs de tués seuls, mais introduit par contre un fort biais.

Les évolutions récentes de l'accidentalité sont fortement liées au taux de deux-roues motorisées dans la circulation totale qui représentent 30 % de la mortalité des usagers motorisés (et 24 % de la mortalité d’ensemble) alors qu’ils ne représentent que 2,5 % du trafic motorisé en 2011. Or la présence des deux-roues motorisées dans le trafic (et particulièrement des motocyclettes) est très inégale selon les territoires : elle est principalement déterminée par le climat, le poids des grandes agglomérations, la pyramide des âges et le pouvoir d'achat des populations résidentes.

L’indicateur dessert très nettement les territoires à transit routier élevé dans le rapport entre nombre d’accidentés graves du département et la population

La comparaison des données entre départements est très sensible à un certain nombre de paramètres : géographie physique, type de climat, nombre d’habitants, densité de population (notamment urbaine), répartition de la circulation selon les réseaux, volume de transit sur les grands axes, contexte socio-économique. 

 

Analyse

  • Résultat au regard de l’enjeu de développement durable

En France, le nombre d’accidentés graves de la circulation routière a baissé de façon continue entre 2006 et 2011, passant de 45 702 accidentés graves (moyenne 2006-2007) à 35 128 (moyenne 2010-2011), ce qui représente une baisse annuelle moyenne de 6,4 % (- 23,1 % au total). Cette baisse est un peu plus prononcée pour les blessés hospitalisés dont le nombre a diminué de 6,7 % par an (- 24,1 % au total), passant de 40 812 à 30 986, que pour le nombre de tués à 30 jours qui a diminué de 4,1 % par an (- 15,3 % au total), passant 4 890 à 4 142..

Dans le même temps, la circulation routière en France a légèrement augmenté pour l’ensemble des routes (+ 1,8 %) et est restée quasi stable sur le réseau « secondaire » (- 0,2 % hors réseau national). Sur ce réseau, qui englobe 66 % de la circulation routière, on recense 85 % des tués  (75 % en 2006) et 87 % des blessés, hospitalisés ou non (82 % en 2006).

En 2011, le nombre d’accidents graves pour 100 000  habitants est en forte diminution par rapport à 2006 (55,2 accidentés graves dont 6,5 tués contre 74 accidentés graves dont 7,8 tués en 2006)

  • Disparités territoriales

Entre 2006-2007 et 2010-2011, le nombre d’accidentés graves de la route s’est réduit en France sauf dans 3 départements: d’une part la Guyane et l’Indre-et-Loire, qui sont des départements où le nombre d’accidentés graves par rapport à la population est très élevé ; d’autre part le Val-de-Marne qui est un département très peuplé et où le nombre d’accidentés graves par rapport à la population est un des plus bas de France. 

Le nombre d’accidentés graves a particulièrement baissé dans les départements très peuplés où le nombre d’accidentés graves rapporté à la population est très bas (Haute Garonne, Moselle, Nord, et Oise) ainsi que dans les départements où le nombre d’accidents graves par habitants demeure supérieur à la moyenne française, qu’il s’agisse de départements très peuplés (Alpes-Maritimes) ou très peu peuplés (Hautes-Alpes, Gers, Nièvre). 

Une quinzaine de départements a vu le nombre de tués croître. Il s’agit le plus souvent de territoires où le nombre de tués par habitant est élevé (proche ou supérieur à 10 tués pour 100 000 habitants) car ces départements sont ruraux ou situés en montagne (Guyane, Hautes-Alpes, Haute-Saône, Vosges). C’est également le cas de départements plus urbains où le nombre de tués par habitant est relativement faible : Bouches-du-Rhône, Rhône et Seine-Saint-Denis.

Le nombre de tués a baissé de plus de 10 % dans une dizaine de départements où le nombre de tués par habitant était nettement supérieur à la moyenne en 2006-2007 et l’est encore en 2010-2011. Il s’agit notamment de la Corse du sud, de la Dordogne, de l’Indre et de la Somme. Dans le Bas-Rhin, le Finistère la Haute-Vienne et à la Réunion, le nombre de tués par habitant est maintenant inférieur à la moyenne nationale.

En 2011, le département des Bouches-du-Rhône est celui qui compte le plus d’accidentés graves, de tués et de blessés hospitalisés. Il est suivi pour le nombre de blessés hospitalisés et le total d’accidentés graves par la Seine Saint-Denis, le Nord et le Rhône.

C’est dans la Creuse, la Lozère et le Territoire de Belfort que le nombre d’accidents graves, blessés, hospitalisés et tués sont les moins élevés. Ils sont aussi parmi les départements les moins peuplés.

En revanche, rapporté au nombre d’habitant, le nombre d’accidents graves est le plus fort en Lozère, suivi de la Seine-Saint-Denis ; il est le plus faible dans les Hauts-de-Seine, le Val d’Oise et à Paris.

 

Pour en savoir plus

  • Source

Le SOeS a calculé le taux d’évolution des accidentés graves de la route d’après les données fournies par l’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR). L’essentiel des données d’accidentalité provient du fichier national des accidents corporels de la circulation routière, géré par cet observatoire national. Il constitue la base de données des informations essentielles recueillies dans un bulletin d’analyse d’accident corporel de la circulation (dit « BAAC ») par les forces de l’ordre sur tous les accidents corporels.

  • Couverture, échelon territorial

France entière, par département.

  • Échelle temporelle

Observation entre les périodes 2006-2007 et 2010-2011.

  • Méthodologie de l’indicateur

L’évolution des accidentés graves de la route est calculée par un taux d’évolution annuel moyen entre deux périodes de temps pour lisser la volatilité annuelle de l’accidentologie.

  • Principaux objectifs nationaux

Un des leviers d’action du défi de la Stratégie nationale de développement durable sur le transport et la mobilité durables est de poursuivre les efforts de sécurité routière.

  • Liens et bibliographie

http://www.securite-routiere.equipement.gouv.fr, ONISR > La sécurité routière en France, bilan de l’année 2011

http://www.insee.fr, Estimation des populations par département au 1er janvier 2011.

Medde/SOeS, « Les comptes des transports en 2011 », 49ème Rapport à la Commission des comptes des transports de la Nation, juin 2012

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