Méthode

Observer la mobilité résidentielle avec le recensement de la population

27/09/2020

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Le recensement de la population (RP) de l’Insee permet de connaître, pour les personnes résidant en France, leur lieu de résidence au 1er janvier de l’année précédant l’enquête. Par rapport aux autres sources de données, le RP se prête bien à l’étude de la mobilité résidentielle des individus à des niveaux géographiques fins, c’est pourquoi c’est la principale source employée dans ce rapport. Les données utilisées ici sont celles du fichier «migrations résidentielles des individus» du recensement de 2014, qui porte sur les enquêtes annuelles de 2012 à 2016.

Précautions

Le RP ne permet pas de mesurer les départs à l’étranger (les individus n’y étant pas recensés; en revanche les arrivées en France sont, elles bien prises en compte), ni de connaître les mobilités des populations spécifiques suivantes : – les enfants nés au cours de l’année précédant l’enquête (donc âgés de moins d’un an); – les détenus, les personnes vivant en habitation mobile, les sans-abri et les mariniers; – les personnes vivant à Mayotte (le RP n’y est pas encore aussi complet que dans les autres Dom). Enfin, les données du RP ne permettent pas de comparaison temporelle sur une période longue, en raison de deux modifications de la question posée au cours du temps : – jusqu’en 1999, les individus étaient interrogés sur leur lieu de résidence au 1er janvier de l’année du précédent recensement, ce qui correspondait à des périodes de durée variable en fonction des millésimes (1968-1975, 1975-1982, 1982-1990, 1990-1999); – à partir de 20041 , dans le cadre du recensement rénové les individus ont été interrogés sur leur lieu de résidence cinq ans auparavant puis en 2011 2 cette durée a été réduite à un an. Ainsi, les données de mobilités résidentielles sur un an, disponibles depuis le recensement millésimé 2013, ne sont pas comparables avec les données des recensements précédents. C’est l’Enquête Logement qui est employée à des fins de comparaison temporelle (voir ci-avant).

Conclusion

Au cours des dernières années, et surtout depuis la crise de 2008, la mobilité résidentielle des Français a diminué : ils déménagent aujourd’hui moins, et moins loin, que dans les années 1990, même s’ils restent dans leur ensemble plutôt plus mobiles que leurs voisins européens. Ces évolutions récentes ont affecté toutes les classes d’âge et tous les groupes socioprofessionnels dans la même ampleur. Aussi, les fortes différences de propension à la mobilité résidentielle selon le profil des individus se sont maintenues : les plus jeunes et les plus diplômés déménagent toujours davantage et plus loin que leurs aînés ou ceux qui sont moins diplômés.

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