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Synthèse du rapport 2018 : Les mobilités résidentielles en France : tendances et impacts territoriaux

Année de publication2021
Territoire
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2018
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Les mobilités résidentielles participent d’une lente transformation des territoires français. Le rapport 2018 de l’Observatoire des territoires en dévoile les multiples facettes et pointe les défis qu’elles posent pour la cohésion sociale et territoriale. En voici la synthèse.

Chaque année, un Français sur dix change de logement

Une idée reçue voudrait que les Français soient peu mobiles. C’est à la fois vrai et faux : chaque année, seul un peu plus d’un Français sur 10 change de logement (une petite minorité donc), mais le taux de mobilité français est supérieur à la moyenne européenne (11 % par an contre 9 %). Plus des deux tiers des Français qui déménagent se réinstallent à proximité de leur lieu de résidence précédent (dans la même commune ou dans le même département). Seul un peu moins du tiers d’entre eux change de département, de région voire de pays. Ainsi, la majeure partie des mobilités résidentielles sont des déménagements de proximité.

Ce constat est encore plus appuyé pour certains groupes de population :

  • les 40-55 ans. Dans cette tranche d’âge, les trois quarts des individus qui déménagent restent au sein du même département : la présence d’enfants scolarisés au sein du ménage ou encore l’avancement dans la carrière professionnelle constituent autant de freins à la mobilité de longue distance. À l’inverse, les jeunes (étudiants et jeunes actifs) et les retraités sont ceux qui parcourent les plus longues distances quand ils déménagent.
  • les individus pas ou peu diplômés, ainsi que les ouvriers et les employés. Les premiers sont caractérisés par une plus faible propension globale à la mobilité, quelle que soit la distance considérée. Les seconds se distinguent seulement par une moindre tendance à déménager loin (à l’échelle locale, ils sont en revanche aussi mobiles que les autres groupes socioprofessionnels). Ainsi en 2014, 14 % des ouvriers, des employés et des cadres ont déménagé, mais 20 à 25 % des premiers ont changé de département à cette occasion, contre 41 % des cadres. En somme, moins on est diplômé, moins on déménage loin.

Cette variation de la propension à la mobilité de longue distance selon les groupes traduit notamment le fait que cette dernière n’a pas les mêmes effets selon les individus. Globalement, pour l’ensemble des travailleurs, la mobilité géographique est le plus souvent associée à une déstabilisation des trajectoires professionnelles : 17 % des individus qui occupaient un emploi en 2009 et qui ont changé de territoire  entre 2009 et 2014 ne sont plus en emploi en 2014, quand en parallèle seuls 9 % de ceux qui n’avaient pas d’emploi et qui ont déménagé en occupent désormais un. Or, ce constat est particulièrement marqué pour les catégories populaires. Ainsi parmi les actifs ayant déménagé, seuls 11 % des cadres ne sont plus en emploi en 2014, contre 20 % des ouvriers et des employés (9 points d’écart). Et, après une mobilité géographique, 83 % des cadres occupent toujours un emploi, contre seulement 63 % des ouvriers et employés (20 points d’écart). Ainsi, les individus les moins qualifiés, les ouvriers et les employés, évoluent sur des marchés du travail localisés et semblent bénéficier davantage des ressources de l’ancrage territorial que de celles de la mobilité.

Une mobilité résidentielle en baisse

Pour toutes les classes d’âge et tous les groupes socioprofessionnels cependant, la mobilité résidentielle a eu tendance à baisser au cours des dernières années : légèrement depuis les années 2000 et plus franchement à partir de la crise de 2008. La part des ménages ayant changé de logement a ainsi diminué de plus de 4 points entre les périodes 2002 2006 et 2009-2013. En outre, on observe une légère tendance de fond à la diminution des déménagements de longue distance (34 % des déménagements dépassaient les frontières départementales au début des années 1990 contre 31 % aujourd’hui). En somme, les Français déménagent globalement moins et moins loin que dans les années 1990. Ce constat ne doit cependant pas masquer que, à l’échelle des individus, la mobilité est bel et bien un phénomène plus fréquent qu’il y a un demi-siècle : aujourd’hui un Français sur deux vit dans le département où il est né, contre 61 % il y a cinquante ans.

La mobilité résidentielle se révèle ainsi être un phénomène fortement dépendant de la conjoncture économique, cette dernière ayant toutefois des effets différents selon les périodes. Ainsi, si dans les années 1970 les périodes de crise économique se sont traduites par une plus forte mobilité des travailleurs, il semble que ce soit l’inverse aujourd’hui. La période récente est en effet plutôt marquée par une immobilité accrue des individus, qui pourrait s’expliquer en grande partie par un niveau de chômage bien plus élevé qu’il y a quarante ans. L’instabilité généralisée du marché du travail aurait pour conséquence de « fixer » les individus, du fait d’une diminution de leurs revenus ou de l’incertitude quant à leur pérennité. Au-delà de ces hypothèses, il semble important d’approfondir la connaissance des mécanismes qui conduisent à la baisse récemment observée de la mobilité résidentielle, en particulier de la mobilité à longue distance.

D’un point de vue territorial, les évolutions récentes de la mobilité résidentielle ont des conséquences diverses selon l’échelle considérée : aux échelles régionales et départementales, elles confirment des disparités de dynamisme migratoire qui se structurent lentement depuis une quarantaine d’années, quand au contraire, à l’échelle locale, elles réduisent les écarts entre les types de communes (pôle urbains, couronnes périurbaines, espaces ruraux, etc.).

Les mobilités résidentielles creusent les disparités entre Nord-Est, Dom et Sud-Ouest

Depuis un demi-siècle, les mobilités résidentielles ont profondément reconfiguré les dynamiques territoriales françaises et ont structuré les contrastes actuels du territoire7. Il y a cinquante ans, la géographie des gains et pertes de population par le jeu des déménagements traduisait surtout un exode rural qui touchait à sa fin : entre 1968 et 1975, la quasi-totalité des espaces peu denses étaient en déficit migratoire, quand les agglomérations – et plus particulièrement leur couronne – étaient pour la plupart très attractives, notamment en Île-de-France. Cinq décennies plus tard, le contraste urbain/rural est beaucoup moins prononcé et la France est principalement marquée par l’opposition entre des régions attractives au Sud et à l’Ouest, et des régions du quart Nord-Est qui perdent plus d’habitants qu’elles n’en gagnent au jeu des mobilités résidentielles.

Depuis cinquante ans en effet, la croissance migratoire a fortement augmenté dans les régions de l’Ouest. À périmètre constant, la région Nouvelle-Aquitaine gagne aujourd’hui quatre fois plus d’habitants par an qu’au début de la décennie 1970, les Pays de la Loire et la Bretagne trois fois plus et l’Occitanie deux fois plus (en tenant uniquement compte du solde migratoire et non du solde naturel). On observe en parallèle une diminution rapide de la balance migratoire de la région Provence Alpes Côte d’Azur, à qui les mobilités résidentielles interrégionales font désormais gagner chaque année huit fois moins d’habitants qu’il y a un demi-siècle.

Parallèlement, le déficit migratoire des Dom et des régions du Nord et de l’Est perdure. D’ailleurs, la plupart des régions qui sont en déficit migratoire aujourd’hui l’étaient déjà il y a plusieurs décennies. C’est dans les Dom (hors Guyane) que ce déficit est le plus accusé, et, en France métropolitaine, dans les régions du quart Nord-Est.

Parmi celles-ci, l’Île-de-France est un cas très spécifique : la région gagnait en moyenne plus de 15 000 habitants par an au début des années 1970 par le jeu des mobilités résidentielles ; elle en perd désormais 51 000. Si elle reste attractive pour certains profils de population (jeunes, cadres), elle a vu le nombre de départs considérablement augmenter au fil des décennies. La région capitale perd des habitants au profit des régions limitrophes (Centre Val-de-Loire surtout) mais aussi de celles de l’Ouest et du Sud : c’est le déficit migratoire croissant de la région capitale qui semble avoir alimenté la croissance migratoire de ces dernières.

La région capitale affiche aujourd’hui un déficit migratoire deux fois plus prononcé que les régions Hauts-de-France et Grand Est réunies (respectivement -15 000 et -10 000 chaque année entre 2009 et 2014). Mais les mécanismes à l’origine de ce déficit diffèrent : dans la première il s’explique par des départs nombreux ; dans les deux autres en revanche, il est lié à un déficit d’attractivité (peu de nouveaux arrivants, notamment en provenance d’Île-de-France).

Au total, entre 2009 et 2014, la moitié des régions françaises étaient en déficit migratoire et l’autre moitié en excédent, les deux ensembles étant schématiquement séparés par la ligne Saint-Malo-Genève.

Si l’on compare l’évolution de la population liée aux mobilités résidentielles entre les années 2000 et le début des années 2010, au moment où le niveau de mobilité résidentielle a baissé, on constate que le déficit migratoire s’est légèrement accentué dans les départements du Nord-Est et d’Outre-mer, et qu’il a touché de nouvelles zones à proximité (Mayenne, Sarthe, Eure-et-Loir, Indre, Yonne, Nièvre, Haut et Bas-Rhin, Haute-Saône, Jura). Au total entre 2009 et 2014, 37 départements ont perdu de la population au jeu des mobilités résidentielles. 6 d’entre eux affichent un déficit particulièrement accusé (la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, Paris, les Yvelines et la Seine-Saint-Denis perdent tous plus de 0,6 % de leur population par an par le jeu des mobilités).

Les départements traditionnellement attractifs ont eux aussi été affectés par la baisse de la mobilité résidentielle : seuls 17 sont aujourd’hui en net excédent migratoire (supérieur à + 0,6 % par an), contre 37 dans la décennie 2000. Ils sont tous situés sur les littoraux atlantique, languedocien et corse, dans le Sud-Ouest et à la frontière suisse. Dans tous ces départements hormis la Loire-Atlantique, la Haute-Savoie et la Gironde, l’excédent migratoire a eu tendance à faiblir depuis la crise.

En somme, la baisse de la mobilité résidentielle s’est accompagnée :

- d’une augmentation du nombre de départements en déficit migratoire ou d’une accentuation du déficit existant ;

- d’une baisse du nombre de départements en excédent migratoire, ou d’une atténuation de leur croissance.

 

Un desserrement de la population qui lisse les dynamiques migratoires locales…

À l’échelle locale au contraire, les mobilités résidentielles ont tendance à réduire les contrastes de dynamisme migratoire entre les territoires urbains, périurbains et ruraux, sous l’effet d’une tendance au desserrement de la population.

Après un mouvement de périurbanisation très prononcé dans les années 1970 (forte croissance des couronnes des pôles urbains de toute taille), ce sont l’ensemble des espaces situés en dehors des pôles urbains qui connaissent désormais la plus forte croissance migratoire quand les pôles, eux, affichent une croissance inférieure, voire un déficit (grands pôles). Les communes situées plus loin de l’influence des pôles (multipolarisées et « isolées ») ont vu leur balance migratoire devenir tendanciellement de plus en plus excédentaire au cours des dernières décennies, jusqu’à rattraper la dynamique des couronnes des grands pôles urbains. Ainsi, les espaces ruraux, qui étaient les plus déficitaires au jeu des mobilités résidentielles il y a cinquante ans, étaient, dans les années 2000, en passe de devenir ceux qui y gagnaient le plus.

Mais la récente baisse de la mobilité résidentielle a infléchi la croissance migratoire dans tous les types d’espaces excédentaires. Les tendances migratoires des différentes catégories d’espaces s’homogénéisent et les disparités territoriales locales de dynamisme migratoire diminuent.

…mais des conséquences démographiques inégales selon les espaces

Cette inflexion de tendance n’a toutefois pas les mêmes conséquences partout, car certains types d’espaces sont plus dépendants que d’autres des apports migratoires pour soutenir leur démographie.

Ainsi des communes rurales et des petits pôles urbains qui, du fait d’un solde naturel durablement négatif (plus de décès que de naissances), voient leur stabilité démographique d’ensemble reposer sur les nouveaux arrivants. La récente baisse des apports migratoires dans ces deux catégories d’espaces a conduit à une perte nette de population, alors que cette dernière augmentait dans les années 2000. À l’inverse, dans l’espace périurbain des grandes aires urbaines, la récente réduction des apports migratoires a été compensée par un solde naturel qui est resté positif : cette catégorie de communes affiche de ce fait la plus forte croissance démographique.

Même si elles tendent à s’homogénéiser, les dynamiques migratoires des différentes catégories d’espaces restent toutefois très différenciées car ce ne sont pas les mêmes types de mouvements résidentiels – et, en filigrane, les mêmes individus – qui les soustendent. En effet, la géographie migratoire s’avère très contrastée selon le profil des individus.

Deux systèmes de mobilité parallèles

La cartographie des flux résidentiels interdépartementaux montre l’existence de deux systèmes de mobilité emboîtés :

- à l’échelle locale, des mobilités entre départements voisins, principalement autour des plus gros pôles urbains (échanges résidentiels entre les départements des métropoles et leurs périphéries) ;

- à l’échelle nationale, des mobilités de très longue distance surtout entre les départements abritant les plus gros pôles urbains, plus particulièrement entre Paris et les départements de l’Ouest et du Sud.

Or, ces deux systèmes de mobilité parallèle correspondent pour une large part à des groupes sociaux différents :

  • les mobilités résidentielles des cadres, professions intellectuelles supérieures et des professions intermédiaires tracent nettement « l’étoile » qui relie Paris aux départements des métropoles régionales, avec quelques mobilités croisées entre ces dernières ;
  • les retraités, qui déménagent moins que les autres tranches d’âge mais ont tendance à aller plus loin en cas de mobilité (notamment au début de la retraite), se dirigent pour une grande part vers les départements littoraux de l’Ouest et du Sud-Est ;
  • les étudiants, tranche d’âge la plus mobile, suivent les deux logiques migratoires : locale (vers les grandes villes de chaque région) et nationale (entre les métropoles, avec une polarisation bien moins nette que pour les cadres) ;
  • à l’inverse, la géographie résidentielle des ouvriers et des employés est principalement constituée de mobilités de proximité, entre départements voisins.

Il existe donc une forte différenciation sociale de la géographie des mouvements résidentiels qui traduit des logiques particulières de mobilité : les cadres et professions intermédiaires évoluent sur des marchés du travail d’échelle nationale quand les ouvriers et les employés sont davantage ancrés dans des réseaux de proximité ; les retraités, libérés des contraintes liées au travail, sont plus sensibles aux aménités paysagères.
Les mobilités des étudiants soulignent quant à elles les disparités de répartition des établissements de formation supérieure sur le territoire.

Le profil des nouveaux arrivants diffère nettement selon les territoires

Cette forte différenciation sociale des logiques de mobilité résidentielle produit des effets sur l’évolution de la composition de la population à l’échelle locale. En effet, les territoires se distinguent nettement en fonction du profil des individus qui y emménagent, comme le montre l’analyse qui suit à l’échelle des intercommunalités.

Des mobilités qui tendent à séparer les groupes sociaux dans l’espace

Cette forte différenciation du profil des nouveaux arrivants a tendance à renforcer les contrastes existants. En effet, la comparaison du profil des nouveaux arrivants avec le celui de la population résidant dans chaque intercommunalité montre que les contrastes de localisation des différents groupes sociaux s’accentuent.
À l’échelle nationale, toutes les catégories d’individus ont tendance à emménager dans les intercommunalités où le groupe social auquel ils appartiennent est déjà fortement présent : ils y renforcent ainsi leur proportion. Symétriquement, ils quittent les endroits où leur groupe social est peu représenté, y diminuant encore leur part. En somme, la géographie des mobilités résidentielles illustre plutôt bien l’expression « qui se ressemble s’assemble ».

Les étudiants sont le groupe qui se rassemble le plus par le jeu des mobilités résidentielles : ils accroissent leur proportion dans les plus grandes agglomérations – où, une fois diplômés, ils viennent pour beaucoup grossir le nombre des cadres – et la diminuent dans les intercommunalités peu denses (notamment au Sud de la Loire) où ils sont déjà peu nombreux.

L’évolution de la répartition des retraités est à peu de choses près le miroir inverse de celle des étudiants. Leur proportion baisse dans les métropoles et dans leur périphérie immédiate (où ils sont déjà peu nombreux), tandis qu’elle continue d’augmenter dans des intercommunalités situées plus à l’écart des grandes aires urbaines, en particulier dans le quart Sud-Ouest et sur les littoraux.

Par le jeu des mobilités résidentielles, les ouvriers et les employés ont tendance à renforcer leur présence dans de nombreuses intercommunalités périurbaines et rurales de la moitié nord du pays, où ils sont déjà nombreux, et à la développer dans le même type d’intercommunalités au Sud du pays, où ils sont initialement moins nombreux.

Les cadres et professions intellectuelles supérieures voient quant à eux leur proportion se renforcer dans certaines intercommunalités proches des métropoles, par exemple dans l’Ouest du Grand Paris, autour de Strasbourg, Lyon, Genève, Bordeaux, Toulouse ou encore Rennes, quand leur proportion diminue simultanément dans ces mêmes métropoles. Autrement dit, ils se « reportent » en partie sur les intercommunalités périurbaines proche des grandes métropoles, quand celles qui sont situées plus à l’écart des grands pôles urbains sont davantage investies par les catégories populaires. Il s’agit certes là d’une logique d’ensemble, qui n’exclut pas l’existence d’espaces de plus petite taille (quartiers, communes au cœur ou à proximité des métropoles), où les ouvriers et les employés renforcent leur présence.

Conclusion

Le rapport 2018 de l’Observatoire des territoires montre les effets territoriaux des mobilités résidentielles et de leur forte différenciation sociale. Aux échelles régionales et départementales, les disparités de dynamisme migratoire sont de plus en plus fortes. L’héliotropisme et l’attrait pour les littoraux ont façonné au cours des dernières décennies un contraste marqué entre des espaces attractifs au Sud et à l’Ouest, et un Nord-Est qui, hormis en Île-de-France, souffre davantage d’un manque d’attractivité que de départs nombreux.

À l’échelle locale au contraire, les disparités de dynamisme migratoire se réduisent entre les différents types de territoires (pôles urbains, espaces périurbains, communes rurales), sous l’effet d’un mouvement de desserrement au long cours de la population. Mais cette extension de l’espace périurbain s’accompagne d’une importante sélection sociale.

Par le jeu des mobilités résidentielles, les cadres renforcent leur présence dans les métropoles (via les mobilités des étudiants) et à proximité de celles-ci, quand les ouvriers et les employés investissent davantage les espaces périurbains plus éloignés des pôles et les espaces ruraux. Ainsi, les mouvements résidentiels segmentent la population plus qu’ils ne la mélangent, notamment sous l’effet des fortes contraintes qui pèsent sur l’accès au logement dans certains territoires.

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