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Pour les jeunes femmes en couple, la mobilité résidentielle est associée à un niveau de chômage plus élevé

Année de publication2021
Territoire
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Parmi les étudiantes observées en 2009 qui ont terminé leurs études au cours des cinq années suivantes, 34% sont en couple en 2014. Pour ces dernières, le changement de territoire est associé à des situations d’emploi nettement plus défavorables, et ce quel que soit leur niveau de diplôme. Il existe ainsi un écart qui va jusqu’à 15 points de pourcentage (pour les diplômées du DNB) entre le taux de chômage des jeunes femmes en couple qui ont changé de territoire et celui des non mobiles. L’écart de taux d’inactivité est également prononcé : 10 points pour les diplômées d’un BEP/ CAP. À l’inverse, les hommes sont moins fréquemment en couple (19%), mais le fait de l’être est associé quasi systématiquement à des niveaux d’emploi supérieurs, tant pour ceux qui sont restés dans leur territoire que pour ceux qui en ont changé. Pour expliquer ces constats, on formule l’hypothèse que, dès l’entrée dans la vie active, les arbitrages liés à l’installation du couple se feraient en faveur de l’emploi des hommes au détriment de celui des femmes.

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