Article

Share

Un marché du travail restreint dans les DOM

Année de publication2021
Territoire
Année de publication
2016
Ajouter à mes favoris

En raison du niveau élevé du taux de chômage, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est très déséquilibré par rapport au nombre d’offres disponibles : on compte jusqu’à 80 demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) pour une offre d’emploi en Guadeloupe, contre 16 pour une en métropole. En moyenne sur l’année 2015, le nombre de demandeurs d’emploi dans les quatre régions d’outremer, hors Mayotte, pour une offre collectée est 3 à 5 fois supérieur à ce qu’il est en métropole. Malgré un fort chômage des jeunes, la part de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans sans aucune activité est inférieure (12 % en Guadeloupe, 13 % en Martinique) ou équivalente (15 % en Guyane et à la Réunion) à celle de la métropole (15 %). Cela s’explique par le fait qu’un nombre significatif de jeunes chômeurs n’est pas inscrit à Pôle emploi : la part des inactifs parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans est en moyenne 2,5 fois plus importante dans les Dom qu’en métropole. La part des jeunes non insérés (ni en emploi, ni en formation) y est également très importante : autour du quart des 15-24 ans en Guadeloupe et Martinique, et plus du tiers en Guyane, à la Réunion et à Mayotte, contre 21 % en moyenne nationale.

Toutefois, les emplois proposés sont plus durables dans les régions d’outre-mer qu’en métropole. Si à peine plus de la moitié (52 %) des offres d’emploi concernent des durées supérieures à 6 mois en Métropole, cette part représente 56 % des offres à la Réunion, 58 % en Guadeloupe, 64 % en Martinique et jusqu’à 71 % en Guyane. Dans ces territoires fortement touchés par le chômage, plus que la qualité de l’emploi, la surreprésentation des embauches en contrats durables informe sur la difficulté pour les employeurs de recruter une main-d’œuvre adéquate, dans le cadre de marchés du travail peu denses et peu attractifs.

Askenazy P., Martin P. (2015), « Promouvoir l’égalité des chances à travers le territoire », Les notes du Conseil d’analyse économique,
n° 20, février 2015.

Baccaïni B. (2007), « Les flux migratoires interrégionaux en France depuis cinquante ans ». Population, Ined, vol. 62.

Baccaïni B., Lévy D. (2009), « Les migrations entre départements : le Sud et l’Ouest toujours très attractifs ». Insee Première,
n° 1248, juillet 2009.

Bidart C. (1997), L’Amitié, un lien social, Paris, La Découverte.

Bonvalet C., Gotman A., Grafmeyer Y. (dir), (1999), La Famille et ses proches. L’aménagement des territoires, Paris, INED-PUF.

Boschma R., Iammarino S., Steinmueller E. (2013), « Geography, skills and technological change », in Regional Studies, vol.
47 (10), pp. 1615-1617.

Collectif Rosa Bonheur, « Centralité populaire : un concept pour comprendre pratiques et territorialités des classes populaires
d’une ville périphérique », SociologieS (à paraître).

Cusin F. (2014), « Les dynamiques urbaines au prisme des mobilités résidentielles
longues », in Fol S., Miot Y., Vignal C., (dir.), Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques, Septentrion, 258 pages.

Davezies L. (2013), « Les territoires face à la crise », in Laurent E. (dir.), Vers l’égalité des territoires. Dynamiques, mesures, politiques, Paris, La Documentation française, pp. 384-389.

Degorre A., Girard P., Rabier R. (2015), « Dynamiques régionales et territoriales face aux chocs économiques » in « Nouvelle
économie régionale et réforme territoriale », Revue de l’OFCE, n° 143, novembre 2015.

Fabre J., Dejonghe V. (2015), « Déménager pour une autre région. Le cadre de vie et l’emploi au coeur du choix des ménages », Insee Première, n° 1540, mars 2015.

Gobillon L. (2002), « Emploi, logement et mobilité résidentielle », Économie et Statistique, n° 349-350, pp. 77-98, mai 2002.

Farinelli B. (2016), « Préférer la mobilité ou la proximité ? », Population & Avenir, n° 728, pp. 14-16.

Floch J.-M. (2015), « Résider en France et travailler à l’étranger : une situation en plein essor », Insee Première, n° 1537, février 2015.

Hubert J.-P., Pistre P., Madre J.-L. (2016), « L’utilisation de l’automobile par les ménages dans les territoires peu denses : analyse
croisée par les enquêtes sur la mobilité et le Recensement de la population », Économie et Statistique, n° 483-484-485, avril 2016.

Les marges du travail et de l’emploi : formes, enjeux, processus, colloque, 14e édition des Journées internationales de la sociologie
du travail, Lille, 2014.

Matus M., Merchaoui W. (2015), « Les (nouvelles) aides à la mobilité géographique. Un recentrage sur les aides à la recherche
d’emploi », Éclairages et Synthèses, n° 14, Pôle emploi, août 2015.

Miot Y. (2012), Face à la décroissance urbaine, l’attractivité résidentielle ? Le cas des villes de tradition industrielle de Mulhouse,
Roubaix et Saint-Étienne, thèse de doctorat, université de Lille-I.
« La mobilité des Français : panorama issu de l’enquête nationale transports et déplacements 2008 », La Revue du CGDD,
décembre 2010.

Nuysten J. D., Dacey M. F. (1961), « A graph theory interpretation of nodal regions », Papers in Regional Science, vol. 7, pp. 29-42,
janvier 1961.

Ortar N. (2013), « Qui bouge, qui reste dans le couple ? Les sens de l’immobilité », E-migrinter, n° 11.
« Plateformes de mobilité : un levier pour faciliter l’accès à l’emploi et l’insertion sociale », En Bref, n° 16, CGET, mars 2016.
Qualité de vie, habitants, territoires, rapport de l’Observatoire des territoires 2014, CGET.

Sigaud T. (2015), « La mobilité géographique : ressource ou fragilité pour l’emploi ? », Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du
CEE, n° 125, novembre 2015.

Vignal C. (2005), « Logiques professionnelles et logiques familiales

Pour enregistrer un favori, vous devez avoir un compte personnel

Me connecter Créer mon compte personnel