Dynamiques de population

La France conserve son dynamisme démographique à l’échelle européenne et le poids de la quasi-totalité des régions françaises devrait s'accroître en Europe à l’horizon 2050. Cependant, les écarts de dynamisme entre régions françaises se creusent et, selon les projections démographiques, devraient continuer à le faire. Si la croissance démographique française se traduit en premier lieu par la densification et l’extension des aires urbaines, le regain démographique des espaces hors influence des villes est néanmoins avéré. Les trajectoires démographiques différenciées des territoires résultent d’évolutions naturelles (naissances, décès), mais aussi de mouvements migratoires répondant à des motifs divers : redéploiement des emplois sur le territoire, changement de localisation lors du départ en retraite, choix d’implantation répondant à la recherche d’un certain cadre de vie (aménités naturelles ou urbaines…). La connaissance fine des contributions respectives des soldes naturels et migratoires est un enjeu important de compréhension des dynamiques et de l’attractivité territoriales.

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Jeunesse

Depuis le début des années 2010, la France se positionne parmi les premiers pays européens en matière de fécondité, avec un taux d’environ 2 enfants par femme. Même si ce chiffre connaît un ralentissement ces dernières années, les 800 000 naissances par an seront autant d’élèves et de nouveaux actifs sur le marché du travail dans les années à venir, et constituent ainsi un atout potentiel pour l’économie française dans une Europe vieillissante. En 2011, la répartition sur le territoire français des 5,6 millions de jeunes âgés de 18 à 24 ans est différente de celle de la population totale et elle varie d’une classe d’âge à l’autre. Les territoires urbains, dotés de pôles universitaires et bien équipés en infrastructures, demeurent des territoires attractifs pour l’ensemble des jeunes, étudiants ou actifs.

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Vieillissement de la population

En France, la population vieillit, comme dans le reste de l’Europe, même si les indicateurs de natalité et de fécondité restent orientés très favorablement. Ce phénomène de vieillissement se présente de façon hétérogène selon les territoires : il est particulièrement aigu dans les espaces de faible densité dont certains sont attractifs pour la population âgée, alors que d’autres voient vieillir leur population présente. Devant ces changements démographiques, les territoires sont diversement dotés en capacité d’accueil et de prise en charge du risque de dépendance, pour lequel les besoins iront croissants.

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Logement

Entre 2006 et 2011, le parc de logements a augmenté sur la quasi-totalité du territoire. Les bassins de vie littoraux des façades atlantique et méditerranéenne connaissent la croissance la plus soutenue. Outre le nombre se pose aussi la question de la qualité des logements, de leur statut d’occupation et de leur répartition sur le territoire. Depuis trente ans, les conditions de logement se sont nettement améliorées, à la fois en termes d’espace et de confort sanitaire. En 2011, la suroccupation ne concerne plus que 3 % des résidences principales de la métropole, mais le phénomène touche particulièrement l’Île-de-France et le Sud-Est. La densité du parc de logements dessine un clivage nord/sud au profit des zones touristiques et des zones en déprise démographique. Dans les principales aires urbaines, la pression démographique et les mécanismes de décohabitation accroissent la demande. Pour répondre à la demande potentielle de logement, il faudrait construire entre 300 000 et 400 000 logements par an d’ici à 2030.

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Cohésion

Entre 2007 et 2011, les inégalités de revenus entre les zones d'emploi ont eu tendance à se réduire, notamment parce que c’est dans les territoires les moins favorisés que les revenus ont augmenté le plus rapidement. Ce constat fait écho à la plus grande mixité sociale observée depuis 40 ans à l’échelle des zones d’emploi, mais ne doit pas masquer l’accroissement des inégalités entre les habitants au sein des territoires. Celles-ci ont crû sous l'impact de la crise, notamment dans certaines des zones les moins favorisées. Dans ce contexte, les politiques d'égalité des territoires ont autant vocation à tenir compte des inégalités inter qu'intraterritoriales.

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Trajectoires économiques des territoires

Sur une période longue, l’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant montre une convergence des niveaux de richesse à l’échelle des régions européennes, mais également entre les régions françaises : sa croissance a été plus soutenue dans les territoires où il était le moins élevé. En France, néanmoins, la crise remet en cause ce phénomène de rattrapage et frappe les économies les plus fragiles. Les spécificités du tissu productif permettent en partie de comprendre l’impact différencié de la crise sur l’emploi des territoires. Par exemple, les zones d’emploi à orientation industrielle ont été les plus touchées, tandis que les zones d’emploi métropolisées (c’est-à-dire urbaines et à forte concentration de cadres et de professions intellectuelles) ont rebondi plus rapidement après un choc brutal, et que les économies moins denses ont souffert plus durablement de la récession. Cependant, on peut noter la bonne résistance des zones dont l’emploi présentiel est soutenu par les activités de tourisme ou par une forte attractivité résidentielle.

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Localisation des emplois

Les différents métiers sont présents de façons très diverses selon les territoires. Leur cartographie par zone d’emploi met en avant un contraste assez net entre des zones très urbaines à forte concentration de cadres et de professions intellectuelles et d’autres plus agricoles, plus industrielles, plus ouvrières… Ces spécificités locales, reliées en partie à la répartition inégale des secteurs d'activité et des entreprises employeuses sur le territoire, ont eu tendance à se renforcer au cours du temps, même si les zones ouvrières le deviennent de moins en moins. Par ailleurs, la spécialisation croissante et la géographie de l’habitat renforcent l’interdépendance des marchés locaux du travail. En effet, les emplois proposés sur un territoire ne sont pas nécessairement occupés par les actifs du même territoire. De ce fait, il peut y avoir localement une inadéquation marquée entre l’offre et la demande de travail, principalement dans l’urbain dense. Toutefois, cette inadéquation ne se traduit pas par une proportion plus importante de demandeurs d’emploi là où elle est la plus élevée.

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Processus d'innovation

Tous les territoires sont lieux d’innovation : ils hébergent différentes structures (entreprises, laboratoires, universités, clusters…), des équipements, des infrastructures, des services et des actifs (chercheurs, classes créatives) qui constituent des écosystèmes de l’innovation. Les territoires sont également des bénéficiaires de l’innovation : les processus d’innovation impactent les territoires en termes de création de richesses et d’emplois, de développement de services innovants, d’amélioration de la qualité de vie et de l’attractivité du territoire. Mais, si le processus d’innovation concerne tous les territoires, ces derniers ne sont pas égaux, et des effets de concentration s’observent essentiellement dans les espaces métropolitains. En parallèle de ces effets d’agglomération, la dématérialisation du processus permet la constitution de réseaux et de relations de portée plus longue.

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Environnement

Le changement climatique, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de l’énergie sont devenus des composantes stratégiques à part entière du développement des territoires. Le réchauffement climatique aura un impact dans de nombreux pays, en Europe et dans les territoires français. Les hivers y seront potentiellement plus doux et les périodes d’été plus longues, surtout dans le Sud. La France, ainsi que l’ensemble de l’Europe ont hérité d’un patrimoine naturel, agricole et paysager particulièrement riche, que de nombreux dispositifs locaux visent à protéger des effets de l’activité humaine. Pour l’UE comme pour la France, le défi consiste donc à atténuer les effets des changements climatiques et à s’y s’adapter, à améliorer l’efficacité énergétique sans renoncer au niveau élevé de développement économique et humain dont elles bénéficient. Les territoires sont riches en ressources, mais ils doivent faire face aux risques naturels et aux conséquences de l’activité humaine sur l’évolution de l’environnement. En réponse à ces menaces, les outils pour préserver le patrimoine français se développent.

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Energie et territoires

La maîtrise de la consommation d’énergie est un enjeu environnemental important, au regard des émissions de gaz à effet de serre, pour lequel la France a souscrit à des engagements internationaux dans le cadre du protocole de Kyoto et du paquet Énergie-Climat de l’Union européenne. Pour activer au niveau local des leviers de politique énergétique, il est nécessaire de comprendre les facteurs susceptibles d’expliquer des différences de consommation ou de production. Ainsi, les spécificités des structures productives, les différences de climat, les densités de population ou encore les modes de chauffage contribuent à expliquer les disparités de consommation d’une région à l’autre. De même, le potentiel productif énergétique, la disponibilité des ressources fossiles ou naturelles ou encore la possibilité d’implanter des structures productives ont une incidence sur le niveau de production. Les nouvelles filières de production d’énergies renouvelables, tant électriques que thermiques, se sont développées, telles que l’énergie éolienne mais aussi le biogaz, le bois-énergie, les biocarburants ainsi que, plus récemment, le solaire photovoltaïque. Même si la part de ces nouvelles filières reste encore limitée, leur essor, bien qu’encore assez récent, a considérablement modifié l’offre énergétique des régions. Enfin, au-delà des enjeux économiques, la mise en regard des consommations finales et de la production soulève la question de la sécurité d’approvisionnement, du stockage et des réseaux de transport et de distribution.

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Interdépendances

Les territoires dépendent les uns des autres : les échanges de travailleurs, la circulation des revenus, les liens entre les sièges et les établissements des entreprises, ou encore les mouvements de population et de biens induits par l’économie locale, les relient et structurent l’espace en réseaux. Ces liens sont de natures très diverses et relèvent aussi bien de logiques de proximité pour certains que de relations de portée beaucoup plus longue pour d’autres. Ils dépendent du degré de spécialisation des espaces dans le système économique et rendent compte de leurs interdépendances. L’utilisation d’informations sur les flux dans une étude ou un projet peut amener à produire des représentations en réseaux du territoire très différentes les unes des autres suivant l’échelle des territoires reliés (aire urbaine, commune, intercommunalités…) et la nature des flux choisis pour approcher une thématique (économie, mobilités…).

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Services

L’étude territoriale des services et de leur distribution sur le territoire a souvent pour objet la recherche de polarités qui structurent l’espace français par la concentration de différents types d’équipements de même rareté, mais qui ne délivrent pas les mêmes prestations et n’ont pas la même valeur pour l’usager. L’émergence de nouveaux modes de distribution des services modifie conjointement les offres des commerces et des opérateurs de services, ainsi que les modes de consommation d’informations et de biens par l’usager. Alors que l’on connaît de mieux en mieux la localisation des populations et des activités, celle des services à la population devient plus complexe : les services se dissocient peu à peu des équipements traditionnels (accueil généraliste, grande enseigne spécialisée) et leur « présence » sur le territoire devient plus difficile à appréhender et à mesurer, en particulier lorsqu’ils sont rendus par des voies dématérialisées ou par le biais de mutualisations. Toutefois, ces nouveaux modes de distribution des services constituent pour l’action publique un moyen de répondre de manière plus ciblée et plus adaptée aux besoins des territoires et de leurs habitants. Pour cela, la notion d’accessibilité des services doit être reconsidérée afin de répondre au défi de l’égalité des territoires.

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