Les nouveaux indicateurs de richesse offrent une vision des régions plus diversifiée que la seule analyse des PIB régionaux. Ils soulignent la nécessité de croiser les regards et de conjuguer les approches pour mieux analyser la situation de chaque territoire. Les limites du PIB à cet égard sont en effet bien connues :

- Il est difficilement « territorialisable » à un niveau plus fin que régional,

- Il ne prend en compte que des productions évaluées monétairement (le travail bénévole et
les services rendus par la nature en sont absents ; de même le prix du marché, sur lequel se fonde le PIB, ignore l’impact des activités sur l’environnement),

- Il n’informe pas sur la qualité de vie des populations,

- Il ne dit rien des inégalités de répartition de la richesse (inégalités de revenus).

           

Aussi, depuis plus de dix ans, et en particulier depuis les travaux de la Commission Stiglitz dont le rapport final a été remis en 2009, il est admis que le niveau et l’évolution du PIB ne peuvent être retenus comme critères uniques de la bonne santé d’un pays. La loi Eva Sas, promulguée le 14 avril 2015, donne obligation au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport présentant l'évolution de nouveaux indicateurs de richesse, tels que des indicateurs d'inégalités, de qualité de vie et de développement durable.

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