Local dynamics

Local territories are teeming with productive and residential dynamics: competitiveness, attraction, capacity for innovation and enterprise, the population’s level of education, skilled labour, quality of environment and living conditions, security, etc. How can this clustering of economic activities and populations be more evenly distributed in France and Europe? What impact do the mobility of people and goods and modes of communication have in a climate of increasingly global exchanges and liberalised markets?

Date de mise à jour : 31/01/2017
Enjeu(x) : Environnement - Réduire les émissions de gaz à effet de serre et anticiper les effets du changement climatique
Echelle : Communes 2015 - Départements - Intercommunalités - Régions - Régions 2016 - Zones d'emploi 2010
Thèmes : Environnement - Cadre de vie
Année(s) :2007
Couverture : France
Périodicité : Variable
Unité : en milliers de tonnes équivalent CO2
Producteur(s) : INERIS d'après l'inventaire nationale spatialisé des émissions PA/GES
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ITDD - Emissions de gaz à effet de serre hors puits de carbone (PRG)

La lutte contre le changement climatique est un enjeu planétaire majeur. Il y a des écarts importants entre les émissions de gaz à effet de serre émises par les régions. Elles dépendent de la nature de leurs activités économiques, plus ou moins consommatrices d’énergie fossile, de l’isolation thermique de l’habitat et des modes de déplacements. L’objectif fixé par la loi d’orientation sur l’énergie de 2005 est de diviser par 4 les émissions de 1990 d’ici 2050.

 

  • Définition

Le pouvoir de réchauffement global (PRG) exprime, en milliers de tonnes équivalent CO2, l’effet cumulé des substances émises dans l’air qui contribuent à l’accroissement de l’effet de serre. Il est calculé sur la base du pouvoir de réchauffement de chaque gaz à l’horizon de 100 ans comparé à celui du CO2. Les gaz à effet de serre direct sont pris en compte : le dioxyde de carbone CO2, le méthane CH4, le protoxyde d’azote N2O, les hydrofluorocarbures HFC, les perfluorocarbures PFC et l’hexafluorure de soufre SF6.

Le PRG est exprimé ici sans tenir compte des puits de carbone. Ces puits correspondent principalement à l’absorption de CO2 pour la croissance de la végétation (photosynthèse) et à celle de méthane (CH4) par les sols forestiers. De même ne sont pas prises en comptes les émissions des sources biotiques (forêts non gérées par l'homme, prairies naturelles, zones humides et rivières, feux de forêt). Sont donc prises en compte uniquement les émissions occasionnées par les activités humaines ou gérées par l'homme. Les émissions maritimes et aériennes internationales ne sont pas comptabilisées.

  • Pertinence

Le pouvoir de réchauffement global (PRG) est l’un des indicateurs phares de développement durable aux niveaux national et européen. Il permet de suivre la responsabilité de la France dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les progrès accomplis pour limiter les émissions dans le cadre de ses engagements nationaux et internationaux : stabilisation de ses émissions par rapport à 1990 en 2008-2012 (protocole de Kyoto), réduction de 20% des émissions à l’horizon 2020 (contribution aux objectifs de l’EU28), division par 4 des ses émissions d’ici 2050 (loi d’orientation sur l’énergie, loi Grenelle 1).

Les objectifs de stabilisation puis de réduction du PRG concernent l’ensemble du territoire et ne sont pas déclinés par régions. Néanmoins l’analyse de la contribution des différentes régions est pertinente pour cerner les progrès propres à chacun des territoires, compte tenu des leviers d’actions disponibles et des mesures pour encourager les initiatives locales de lutte contre l’effet de serre : plans climats territoriaux, projets territoriaux de développement durable et agendas 21 locaux, objectifs de « neutralité carbone » dans les contrats de projets CPER 2007-2013, par exemple.

  • Limites et précautions

Les méthodes d’évaluation des émissions se perfectionnent régulièrement et les séries nationales historiques sont réévaluées annuellement en fonction de ces améliorations. Mais ces exercices de rétropolation complexes n’ont pas été faits pour les données régionales, calculées en 1990 et 1995. La dernière année de disponibilité des données est l’année 2012, inventaire mis à jour fin 2016.

 

 

Pour en savoir plus

  • Source

Le CITEPA (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) élabore les inventaires nationaux d’émissions dans l’air commandés par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat.

La dernière année disponible pour l’ensemble des données est l’année 2012, inventaire mis à jour fin 2016.

Il s’agit d’un inventaire d’émissions qui estime les rejets par gaz, localisés au lieu de rejet dans l’air, selon les principales sources émettrices. Il est basé sur la méthodologie Corinair et la nomenclature d’activités SNAP (selected nomenclature for air pollution).

L’inventaire des émissions de gaz à effet de serre est aussi effectué par le Citepa au niveau national pour répondre notamment au suivi des conventions internationales. Les résultats peuvent être légèrement différents suivant les spécificités de champ et de nomenclature de chaque format d’inventaire, sa date de mise à jour.

  • Méthodologie de l’indicateur

Les émissions sont estimées à partir d'une méthodologie reconnue basée sur le principe développé dans le système CORINAIR (CORe INventory of AIR emissions in Europe), initié au milieu des années 80 par la Commission des Communautés Européennes puis repris par l'Agence Européenne pour l'Environnement. Ce système est largement utilisé en Europe et la méthodologie est compatible avec celles qui recommandées par les Nations Unies.

Les estimations prennent en compte les données chiffrées sur les émissions atmosphériques issues de «grandes sources ponctuelles» (centrale thermique, grande usine) ou de sources surfaciques (petits foyers, automobiles...). Les méthodes sont régulièrement améliorées conjointement avec l'EMEP (Co-operative Programme for Monitoring and Evaluation of the Long Range Transmission of Air Pollutants in Europe) sous l'égide des Nations Unies.

  • Principaux objectifs nationaux

- stabiliser les émissions françaises sur la période 2008-2012 à leur niveau de 1990 (objectif pour la France du protocole de Kyoto) ;

- engagement de la France dans l’objectif d’une réduction de 20% des émissions européennes d’ici 2020 (Conseil européen de mars 2007) ;

- diviser par 4 les émissions françaises de 1990 d’ici à 2050 (loi d’orientation sur l’énergie de 2005).

  • Autres indicateurs liés

Indicateurs nationaux de développement durable :

Emissions totales de gaz à effet de serre

- http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr > Observation et statistiques de l’environnement > Accueil > Indicateurs> Indicateurs de développement durable > Emissions totales de gaz à effet de serre

- http://www.insee.fr > Accueil > Publications et services > Dossiers > Développement durable

- Emissions totales de gaz à effet de serre

Avertissement : il est utile de consulter les définitions de ces indicateurs : il peut en effet y avoir de légères différences de définition.

  • Liens

http://www.citepa.org (Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique)

http://www.score-sante.org/score2008/index.htm

http://emissions-air.developpement-durable.gouv.fr/index.html